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 Au
fil des saisons, des mois – et des lois – au long des jours
dont certains furent
jours de fête ou jours de gloire, trois mots scandent le temps de
l'enseignement
élémentaire de la Troisième République : PERMANENCES,
ÉVÉNEMENTS, RUPTURES.
Du
départ
pour l'école au retour à la maison, de la cloche sonnant la récréation
au
sifflet du "rappel des troupes", la journée d'un écolier se décline
sur un rythme immuable… De la rentrée des classes à la distribution des
prix,
l'année se ponctue de temps forts. De temps de ruptures aussi ! Les
causes en
sont multiples : ces moments retrouvés disent ainsi les fluctuations de
la
fréquentation de l'école rurale, souvent liées au rythme de la nature
et aux
travaux des champs… même si l'absence est parfois à rechercher dans
l'école
buissonnière. La gratuité de l'école publique ne fut certes pas garante
d'assiduité.
Invitation
à la (re)découverte,
incitation à une plongée dans la mémoire ; de petites différences ou
particularités ont pu exister dans telle ou telle école par rapport aux
faits
présentés. L'exposition, largement documentée, présente les traits les
plus
constants du temps de l'écolier d'autrefois et conte cette épopée
scolaire
faite de moments heureux, d'heures précieuses, d'angoisses et de joies.
Et si
le temps – y compris celui de l'école – relève dans la
mémoire de chacun d'un
vécu individualisé, bien des aspects offrent l'occasion d'échanges
entre générations.
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