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Jusqu’aux années
60, les images des livres d’école firent écho aux tableaux de la vie rurale que
peignirent Jean-François Millet, Constant Troyon, Jules Dupré, Rosa Bonheur ou
Jules Breton. Familières à une majorité d’écoliers, les scènes représentées portent
des choix idéologiques ; le village, les champs, la ferme, les humains et
les animaux dessinent un monde fait d’équilibre, de stabilité et de certitudes.
Les mutations qui s’affirment dès les années 30 avec la mécanisation se tintent
de curiosité, d’inquiétude ou d’enthousiasme, mêlant conservatisme et
modernité.
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Au
lendemain de la Libération, André Rossignol, alors instituteur dans la Vienne,
met sur pied de nombreux outils à destination des écoles ; au premier titre desquels les célèbres planches murales illustrées. Des années 1950 à
l’aube des années 1980, près de 18 millions d’élèves travailleront sur ces
images. Au-delà du bouleversement pédagogique apporté par ce matériel
didactique fondé
sur l'observation et la participation des écoliers, la qualité exceptionnelle
des gravures marquera durablement la mémoire collective des générations d’enfants
d’après guerre.
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